1. Portrait de courtisane debout, de Kaigetsudô Anchi (1711-1716)
2. La bourrasque d'automne, de Torii Kiyonaga (1782-1783)
3. Femme se poudrant le cou, de Kitagawa Utamaro (1795-1796)
31 octobre 2004
Images du monde flottant
28 octobre 2004
2046
film de Wong Kar-Wai (2004)
Bon, j'avoue avoir été très déçu après avoir vu ce remix de In the Mood for Love, mais avec le recul je lui rajoute une étoile car ce film est loin d'être mauvais. Je continue cependant à penser qu'il n'apporte pas grand'chose par rapport au chef d'œuvre de Wong Kar-Wai... ;-)
24 octobre 2004
Nine Princes in Amber — 5. The Courts of Chaos
Dernier tome de la première moitié de la saga d'Ambre. Zelazny conclut en beauté le cycle de Corwin, manifestement sous l'emprise de pas mal de LSD ;-) Ses descriptions des Cours du Chaos sont proprement hallucinantes.
“ Le roi Obéron s'est éclipsé pour la seconde fois, laissant sa succession ouverte. Mais le trône n'est plus désormais l'enjeu premier des luttes qui opposent Corwin et ses frères : car Ambre la magique, Ambre et sa Marelle prodigieuse, Ambre, dont notre Terre n'est qu'un reflet, risque de disparaître sous les terribles assauts des forces du Chaos. Pour sauver le royaume, il faudra en dévoiler les ultimes mystères, et comprendre les liens qui l'unissent au Chaos. Une mission que Corwin pourrait payer de sa vie... ”
La deuxième partie de la saga est consacrée à Merlin, le fils de Corwin. Elle a été écrite quelques années après la fin du cycle de Corwin, Zelazny ayant fini par céder à la pression de ses fans :-) À l'époque elle m'avait beaucoup moins plu, mais je la relirai peut-être dans quelques temps, pour comparer en toute connaissance de cause... :-) En tout cas j'ai pris un immense plaisir à me replonger dans cette saga !
20 octobre 2004
Nine Princes in Amber — 4. The Hand of Oberon
Aussi excellent que le précédent tome, cette fois nous sommes au cœur de l'intrigue et les traîtres apparaissent enfin au grand jour !
“ Un péril mortel menace le royaume d'Ambre. Une lèpre noire envahit inexorablement la Marelle, ce labyrinthe magique qui permet aux membres de la famille royale de voyager d'ombre en ombre et de manipuler le temps. Est-ce le fait d'un des princes qui, avide de pouvoir, n'hésiterait pas à mettre en jeu l'existence même du royaume ? Faut-il y voir l'intervention des puissances maléfiques qui hantent les Cours du Chaos ? Ou bien la main d'Obéron, le roi disparu dont les princes d'Ambre redoutent jusqu'au souvenir ? ”
18 octobre 2004
Nine Princes in Amber — 3. Sign of the Unicorn
Cette fois Zelazny maîtrise parfaitement son monde, et son écriture. Résultat : un des meilleurs tomes de la saga d'Ambre, où les choses sont beaucoup plus complexes que ce que l'on croit... :-)
“ De retour au royaume d'Ambre après avoir vaincu le prince Eric, Corwin découvre son frère Caine assassiné par de mystérieuses créatures d'Ombre, manifestement aux ordres d'un commanditaire occulte et vindicatif. La recherche du véritable meurtrier parmi les innombrables reflets d'Ambre va conduire Corwin, confronté à maints périls et intrigues, au seuil d'une révélation infiniment plus importante : la véritable nature de l'étrange royaume d'Ambre, de ses mystères et de ses contradictions. Ce troisième volume de la série des Princes d'Ambre repousse une fois encore les frontières du monumental et prodigieux univers imaginé par Roger Zelazny. ”
15 octobre 2004
Nine Princes in Amber — 2. The Guns of Avalon
Poursuite de la saga d'Ambre. Le résumé :
“ Dépossédé de son trône par Eric, son frère ennemi, le prince Corwin entend reconquérir le royaume d'Ambre, le seul monde réel à partir duquel s'engendrent tous les autres. Détenteur du fabuleux pouvoir de se déplacer à volonté d'ombre en ombre, il parcourt chaque reflet d'Ambre pour trouver le moyen de mettre fin au règne illégitime d'Eric. Mais il va se heurter à un ennemi imprévu d'une puissance inconcevable, un être capable de se déplacer dans toutes les dimensions. Enrichissant l'univers d'Ambre de nouveaux personnages, de nouveaux concepts, Roger Zelazny déploie, dans ce second tome des aventures de Corwin, tout l'éventail somptueux d'un monde imaginaire aux innombrables facettes. ”
10 octobre 2004
Eternal Sunshine of the Spotless Mind
film de Michel Gondry (2004)
On retrouve Charlie Kaufman, le scénariste le plus déjanté d'Hollywood, et Michel Gondry, clippeur de Björk, Daft Punk et autres, aux manettes. Du coup on pouvait craindre un petit film branchouille de plus (un peu trop show-off à la Adaptation., ou alors carrément génial comme Dans la peau de John Malkovich), et le résultat est entre les deux : un super concept, quelques bonnes trouvailles de cinéma (le jeu sur les tailles, la visualisation des souvenirs et des espaces mentaux du héros), des acteurs convaincants (Kate Winslet assez drôle, et Jim Carey qui m'a fait penser au Nate de Six Feet Under), et une mention spéciale pour Elijah Wood qui réussit à faire oublier son personnage de Frodo-le-gentil-Hobbit ;-) Bon film !
08 octobre 2004
Nine Princes in Amber
Toujours dans ma vague nostalgique (je relis les romans qui m'ont marqué ces quinze dernières années ;-) ), cette fois c'est du côté de la SF et de la Fantasy que mon cœur penche. La saga des Princes d'Ambre est sûrement un des ouvrages de Fantasy que je préfère. Bon ce n'est pas que de la Fantasy, c'est aussi un roman d'intrigues familiales, un thriller contemporain, une source inépuisable de mondes, et surtout un écrivain au sommet de son talent qui réussit à me captiver depuis la première ligne jusqu'à la fin de l'histoire. De Roger Zelazny j'avais à peu près tout lu à l'époque, et j'avais aussi adoré Eye of Cat, inspiré de la mythologie indienne. Cette fois ce sont quelques mythes celtiques qui sont vaguement à l'origine de la saga d'Ambre. Voici la quatrième de couverture du premier volume, histoire d'éviter un maximum de spoilers :-)
“ Un amnésique s'échappe d'un hôpital psychiatrique après avoir découvert le nom de la personne qui l'a fait interner : Flora, sa propre sœur. Celle-ci lui révèle qu'il se nomme Corwin, et qu'il est l'un des neuf frères qui se disputent le pouvoir au royaume d'Ambre, le seul monde réel dont tous les autres sont des reflets, des ombres. Elle lui révèle également que les princes d'Ambre ont la faculté de parcourir ces univers parallèles par la puissance de leur seule volonté. Recouvrant peu à peu la mémoire, Corwin entame un périlleux voyage en direction d'Ambre, glissant d'ombre en ombre dans le but de disputer au prestigieux Eric, le plus brillant des princes, le trône du royaume. ”
J'envie ceux qui vont découvrir Ambre, la Marelle, Corwin, les Atouts, et les Cours du Chaos pour la première fois !
07 octobre 2004
Comme une image
film de Agnès Jaoui (2004)
Comédie de mœurs pas-très-drôle, voire même carrément triste. Comme d'hab avec les Bacri-Jaoui, les portraits sont impeccables et les travers de notre société sont bien mis en lumière. Le hic c'est que contrairement au Goût des autres, ici personne ou presque ne trouve de salut, et le tableau vire au sombre. Je regrette aussi que le film tente d'aborder trop de problèmes à la fois. Je me serais bien contenté "simplement" du conflit interne provoqué par l'inévitable changement d'attitude qui s'opère en nous face à des personnes de pouvoir et à leur entourage...! Mais bon, c'est super bien vu et super bien joué, alors bravo encore une fois.
04 octobre 2004
Bel/Lander/Robbins
The Raphael Affair
Beaucoup moins prenant et sophistiqué que Le songe de Scipion du même auteur, cette "affaire Raphaël" est une enquête policière menée dans le milieu de l'art italien. Suite à la découverte d'un tableau inconnu de Raphaël caché sous une peinture médiocre, meurtres et autres manigances s'enchaînent entre Rome, Londres et la Toscane. J'avoue que j'ai un peu lâché le fil de l'intrigue et que je n'ai jamais été vraiment captivé. Bref, une bonne lecture de métro, pour passer le temps ;-)
01 octobre 2004
나윤선
29 septembre 2004
Sigur Rós — Odin's Raven Magic
Ça part toujours mal quand dans le titre traîne le mot "magique". Mais là... j'ai du mal à trouver un autre mot pour évoquer la poésie qui s'est échappée (envolée ?) ce soir-là de la Grande halle de la Villette. Imaginez : le groupe Sigur Rós et ses mélodies électro planantes, avec la voix suraiguë de son chanteur, auquel vous ajoutez un orchestre symphonique, deux rangées de choristes, un chanteur d'opera (voix de basse ?), et d'immenses marimbas de pierre. L'effet est saisissant ! Complémentarité des sons, complémentarité des voix, le côté enfantin des marimbas se mélangeant à la gravité des choeurs presque sacrés, pour évoquer un chant poétique nordique vieux de plusieurs siècles. Tout cela peut faire penser à Arvo Pärt, parfois (Tabula rasa), avec un zeste de Mahler (pour les grands espaces). Le concert est agrémenté de la projection de vidéos expérimentales évoquant le vol du fameux corbeau du titre. C'est une pure émotion qui nous a pris tout doucement et nous a transportés, dans un final assourdissant, là haut, tout là haut.
28 septembre 2004
Clean
film de Olivier Assayas (2004)
J'attendais certainement un autre film, d'où ma légère déception. Il faut dire qu'avec toute la bonne presse qu'a eue ce film à Cannes, j'avais peut-être placé la barre un peu haut :-) En tout cas je ne me lasse pas de Maggie Cheung, qui exploite toutes ses facettes de comédienne (multilingue qui plus est!) dans ce rôle de mère junkie déboussolée lorsque son mari, rocker et complètement camé comme elle, meurt d'une overdose. Suite à cet événement, Emily va perdre la garde de son fils et se forcera à abandonner la drogue pour le retrouver et obtenir le pardon de son beau père (Nick Nolte, dont les yeux suintent toujours autant l'alcool et la douleur, dans un rôle finalement étonnant et attachant). Le thème est poignant, mais la réalisation sobre et trop sage d'Olivier Assayas m'a un peu refroidi. Magnifique photo quand même, et excellent choix de musiques.
Le ventre des philosophes — critique de la raison diététique
Je retrouve avec plaisir mon philosophe jouisseur préféré ! Onfray célèbre les vertus du bien-manger dans son introduction alléchante à cet amusant petit traité de philosophie gastronomique (!), puis convie à son banquet Diogène, Rousseau, Kant, et Sartre, entre autres. La pensée de chacun des invités est décortiquée à l'aune des habitudes alimentaires (toutes extrêmement bizarres !) de leur auteur, et en ressort sous un jour différent et amusant. À lire si on est curieux ;-)
27 septembre 2004
Le bec rouge
] Le bec rouge, alsacien, bd du Montparnasse (15e). L'occasion pour moi de goûter la gastronomie alsacienne que je connais très mal avec en plat principal un Baekenoff (trois viandes mijotées avec des pommes de terre et autres petits légumes pendant 4 à 6 heures), une des spécialités de la maison :-) L'occasion aussi de retrouver Christian, mon collègue de Sophia, pour une soirée chaleureuse.
23 septembre 2004
Mémoires d'Hadrien
Dire que j'avais lu ce roman en classe de seconde (à quoi, même pas quinze ans ?) et que je n'en avais absolument aucun souvenir (sauf celui d'avoir été forcé à le lire par la prof de français...). Bon, probablement qu'à 15 ans je n'avais pas la sensibilité assez développée ni lu suffisamment pour apprécier ce "portrait d'une voix", comme le dit Yourcenar. Maintenant les choses sont manifestement différentes, car j'ai dégusté ces mémoires qui n'en sont pas, en me délectant de chaque passage. Intemporelles ou supercifielles, à la fois humaines et grandioses, ces pensées d'un Empereur de Rome amoureux de la beauté m'ont rappelé à la fois les mémoires de Françoise Giroud, et celles, inventées, de Manlius Hippomanes, un des protagonistes du Songe de Scipion. Je me réjouis à l'avance de savoir que je les relirai avec un regard forcément différent et avec plus de plaisir encore dans quinze ans.
19 septembre 2004
The Terminal
film de Steven Spielberg (2004)
La dernière production de Spielberg est plutôt décevante, avec ses personnages stéréotypés à l'extrême et son histoire improbable. Reste une ou deux belles images, comme cet Indien arrêtant un avion en partance pour la Krakozie à l'aide de son seul balai, et qui rappelle Tian An Men. L'idée de la déshumanisation croissante des aéroports, qui fait écho à la déshumanisation croissante des États-Unis, aurait pu être beaucoup mieux exploitée, si Spielberg avait choisi un autre registre...
15 septembre 2004
On ne peut pas être heureux tout le temps
FG livre ses souvenirs liés à une collection de photos retrouvées par hasard dans un tiroir au gré d'un déménagement. Même si je ne partage pas toujours ses idées politiques plutôt centristes (FG fut ministre de la condition des femmes sous Giscard), je m'incline devant l'appétit de vie (et les rares pulsions de mort) de cette dame, les combats qu'elle a menés, et j'apprécie le détachement qui se dégage de sa belle écriture, simple et enlevée. Respect.
13 septembre 2004
A Year in the Merde
Une caricature des Français vus à travers les yeux d'un Anglais, tout au long de son année de "travail" pour monter une chaîne de salons de thé à Paris. Paul West nous fait part de ses désillusions et de ses enchantements, mais surtout de ses exploits pour éviter les nombreuses grèves et autres crottes de chiens qui parsèment son parcours, avec une plume acérée et presque toujours hilarante :-)