] Sigur Rós, à l'Olympia. Un nouvel album qui sort à la rentrée, et c'est l'occasion pour nos Islandais préférés de venir montrer de quoi ils sont capables en live :-) Comme lors de leur précédente prestation à la Grande halle de la Villette (cf. ce post), l'émotion est au maximum, et l'effet de communion joue à plein — cette fois nous reconnaissons immédiatement la plupart des morceaux joués. J'étais au bord des larmes sur Svefn-g-englar et Starálfur, puis balloté au gré des chansons entre les profondeurs océanes et les hauteurs stratosphériques. Mission accomplie encore une fois.
12 juillet 2005
Sigur Rós à l'Olympia
] Sigur Rós, à l'Olympia. Un nouvel album qui sort à la rentrée, et c'est l'occasion pour nos Islandais préférés de venir montrer de quoi ils sont capables en live :-) Comme lors de leur précédente prestation à la Grande halle de la Villette (cf. ce post), l'émotion est au maximum, et l'effet de communion joue à plein — cette fois nous reconnaissons immédiatement la plupart des morceaux joués. J'étais au bord des larmes sur Svefn-g-englar et Starálfur, puis balloté au gré des chansons entre les profondeurs océanes et les hauteurs stratosphériques. Mission accomplie encore une fois.
13 mars 2005
The Life Aquatic with Steve Zissou
film de Wes Anderson (2004)
En un mot : décalé. À la fois drôle et cruel, ce film inspiré par les pérégrinations de Cousteau est encore une fois un véhicule parfait pour Bill Murray (décidemment très à l'aise dans les rôles de pince-sans-rire depuis Lost in Translation). Une pléïade de seconds rôles (Angelica Huston, Jeff Goldblum, Willem Dafoe, Cate Blanchet, Owen Wilson) vient ajouter un peu de fantaisie dans cette entreprise. Plein de petits détails humoristiques : le membre d'équipage (Seu Jorge ! J'adore !) qui chante du Bowie en portugais en s'accompagnant de sa guitare sèche, les stagiaires bons à tout faire, la faune aquatique bigarrée, la façon de filmer le Belafonte comme une maison de poupée (on se croirait dans un clip de Spike Jonze ou Michel Gondry), les répliques incongrues, la musique électro à deux balles. À la fin du film une belle touche d'émotion surgit des profondeurs, dans la seule séquence où l'on aperçoit finalement le requin-jaguar, nimbé du superbe Starálfur de Sigur Rós. C'est à ce moment-là, les yeux embués, que j'ai attribué à ce drôle de petit film une étoile supplémentaire :-)
29 septembre 2004
Sigur Rós — Odin's Raven Magic
Ça part toujours mal quand dans le titre traîne le mot "magique". Mais là... j'ai du mal à trouver un autre mot pour évoquer la poésie qui s'est échappée (envolée ?) ce soir-là de la Grande halle de la Villette. Imaginez : le groupe Sigur Rós et ses mélodies électro planantes, avec la voix suraiguë de son chanteur, auquel vous ajoutez un orchestre symphonique, deux rangées de choristes, un chanteur d'opera (voix de basse ?), et d'immenses marimbas de pierre. L'effet est saisissant ! Complémentarité des sons, complémentarité des voix, le côté enfantin des marimbas se mélangeant à la gravité des choeurs presque sacrés, pour évoquer un chant poétique nordique vieux de plusieurs siècles. Tout cela peut faire penser à Arvo Pärt, parfois (Tabula rasa), avec un zeste de Mahler (pour les grands espaces). Le concert est agrémenté de la projection de vidéos expérimentales évoquant le vol du fameux corbeau du titre. C'est une pure émotion qui nous a pris tout doucement et nous a transportés, dans un final assourdissant, là haut, tout là haut.