30 juillet 2014

Les chemins de Katmandou

roman de René Barjavel (1969)

Écrit dans la foulée des événements de mai 68, ce roman rempli de désillusions suit le parcours de quelques jeunes gens vers Katmandou, à la recherche d'un autre mode de vie. La plupart sombreront dans la drogue et n'en reviendront pas. Un roman où Barjavel laisse libre cours à ses penchants pessimistes et misanthropes.

26 juillet 2014

Monuments Men: le sujet est intéressant, mais le film aurait mérité un peu plus de peps...

21 juillet 2014

The Guernsey Literary and Potato Peel Pie Society

roman de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows (2008)

Quelques bonnes idées dans ce roman : tout d'abord son titre, incongru et accrocheur. Ensuite sa forme : roman épistolaire, essentiellement composé des lettres que s'échangent Juliet Ashton, une anglaise urbaine à la recherche d'une idée pour son second roman, avec son éditeur Sydney et les habitants de l'île de Guernesey. Et finalement, son sujet : aborder les difficultés du quotidien vécues par les habitants de Guernesey lors de l'occupation de l'île par les Allemands pendant la seconde guerre mondiale. Malgré quelques facilités et une forte dose d'eau de rose, le cocktail fonctionne bien.

16 juillet 2014

Le garçon qui voulait devenir un être humain

roman de Jørn Riel (1979-1980)

Les "être humains" dont il est question ici, ce sont les Inuits. Et le garçon qui veut devenir un être humain est un jeune viking islandais, qui vivait vers l'an mil. Ce court roman raconte la rencontre de Leiv avec une tribu Inuit après que le navire sur lequel il a embarqué clandestinement ait fait naufrage sur les côtes du Groenland. Apprivoisement mutuel, découverte de l'amitié, lutte contre l'adversité : tous les ingrédients d'un roman qui se lit comme un conte, servi par une écriture simple et sèche très efficace et accessible.

10 juillet 2014

Kié la petite peste: un des tout premiers films de Takahata (début des années 80) qui raconte le quotidien de Kié, une gamine de 8 ans des quartiers populaires (d'Osaka?). Une sorte de Mafalda qui vendrait des yakitori et qui tiendrait le bar en l'absence de ses parents. Bar assez spécial fréquenté par d'anciens yakusas et des chats bagarreurs. Un film assez foutraque :-)

29 juin 2014

かぐや姫の物語 — Le conte de la princesse Kaguya

film de Isao Takahata (2013)

J'ai été subjugué de la première minute à la dernière. Un film sublime avec un graphisme d'une très grande force d'évocation, où chaque image est belle comme une estampe de Hokusai. Il y a aussi une ode à la nature et à la vie simple dans ce film, un peu comme si Takahata avait été visité par l'esprit du Frédéric Back de "l'homme qui plantait des arbres". Joli travail de Joe Hisaishi à la composition également, qui a su habilement mêler les accents de la musique traditionnelle japonaise à la BO du film.

27 juin 2014

RED 2: on prend les mêmes, et on recommence. Note: oui il est tout à fait possible de dormir pendant le film, le scénario est tellement improbable que même éveillé on ne le comprendrait pas.

21 juin 2014

rétrospective Bill Viola au Grand Palais

cette rétrospective contient une vingtaine d'œuvres vidéo, élaborées depuis les années 70 jusqu'à nos jours, qui durent chacune entre une poignée de minutes et 35 minutes pour les plus longues. Des vidéos hypnotiques, souvent remplies de vide et jouant sur le contraste entre le temps long et une action surprise qui survient lorsqu'on ne s'y attend plus. D'autres vidéos s'apparentent davantage à des tableaux vivants. Les installations les plus intéressantes pour moi sont celles qui mettent en regard plusieurs vidéos simultanément, comme "Catherine's Room", ou encore cette immense salle où 5 longues vidéos sont projetées sur les murs ("Going Forth by Day"), et que l'on regarde assis par terre, en tournant la tête de l'une à l'autre au gré de ses envies et selon ce qui se passe (l'environnement sonore joue un rôle important pour savoir où regarder). À noter aussi une fascination certaine pour l'élément aquatique et le sommeil (ou la mort?), manifeste dans "Ascension", "Tristan" (l'affiche de l'expo) et "The Dreamers".

16 juin 2014

淀どの日記 — Le château de Yodo

roman de Yasushi Inoue (1955)

Situé à la période charnière qui précède l'avénement de l'ère Edo avec la prise du pouvoir par Tokugawa Ieyasu, ce roman retrace la vie de Dame Yodo, une des nièces de Nobunaga. Roman touffu dont l'action couvre une trentaine d'année, mais grâce au talent de l'auteur on arrive à se passionner pour cette châtelaine prise dans la tempête des batailles entre seigneurs de guerre, ballotée au gré des rivalités et trahisons, et qui finira par devenir la concubine de l'homme qui a annihilé toute sa famille.

15 juin 2014

expo "Moi, Auguste, empereur de Rome" au Grand Palais

intéressante exposition autour de la personne et de l'époque de l'empereur Auguste (de -65 av JC à 14 ap JC). Successeur de Jules César, Auguste (né Octave) va très vite devenir le 1er empereur de l'empire romain et étendre sa domination sur tout le pourtour méditerrannéen. L'exposition fait la part belle à la statuaire de cette époque ainsi qu'aux bas-reliefs qui ornaient les monuments. Quelques objets du quotidien sont également montrés.

13 juin 2014

"Macbeth" à la Maison de la culture du Japon

pièce de William Shakespeare (1606), mise en scène par Mansai Nomura

J'ai adoré cette "hybridation" du théâtre shakespearien et du théâtre japonais qui emprunte au nô et au kyôgen. Avec seulement 5 acteurs et des décors très dépouillés, cette version réduite à l'essentiel de Macbeth est à la fois surprenante, puissante, et drôle (les sorcières sont fabuleuses!). Concernant la mise en scène, des effets de lumière et sonores qui viennent à point nommé empêchent la pièce de sombrer dans l'aridité du nô, ouf ! Et puis entendre Makubesu en japonais, ça a quelque chose de réjouissant :-)

Et ce qui pour moi est la plus belle citation de Macbeth: "Life's but a walking shadow, a poor player that struts and frets his hour upon the stage and then is heard no more: it is a tale told by an idiot, full of sound and fury, signifying nothing." / "La vie n’est qu’une ombre qui passe, un pauvre acteur qui se pavane et s’agite durant son heure sur la scène et qu’ensuite on n’entend plus. C’est une histoire dite par un idiot, pleine de bruit et de fureur, et qui ne signifie rien."

29 mai 2014

X-Men: Days of Future Past

film de Bryan Singer (2014)

La bonne idée c'est d'avoir réuni quasiment l'ensemble du cast des précédents X-men, y compris l'épisode "reboot" de la série qui se passait dans les années 60/70. Le scénario est assez bien ficelé et convoque quelques grands classiques de la SF, en particulier Terminator. Et Magneto c'est toujours le meilleur !

25 mai 2014

"Savannah Bay" au Théâtre de l'Atelier

pièce de Marguerite Duras, avec Emmanuelle Riva et Anne Consigny

Emmanuelle Riva, à 87 ans, est un bloc de fragilité, émouvante rien que par sa présence sur scène. Le texte, quant à lui, est à la fois simple d'accès et linéaire quand il aborde le quotidien et les souvenirs de cette vieille Madeleine, ancienne actrice, mais également noué autour de la disparition inexplicable de la jeune Savannah, morte à 17 ans sans avec le mystère de son amour pour la mer et pour la vie.

24 mai 2014

RED: Bruce Willis, Morgan Freeman, John Malkovich et Helen Mirren sont des Retraités Extrêmement Dangereux qu'il ne faut pas trop emmerder quand leur passé d'ex-agents de la CIA ressurgit.

お早よう — Bonjour

film de Yasujirô Ozu (1959)

À l'orée des années 60, deux jeunes gamins font la grève de la parole pour forcer leurs parents à leur acheter une télévision. Quant aux parents justement, entre les pères "absents" car toujours au travail et les mères qui se montent la tête et s'inventent des querelles de voisinage dérisoires, il semble que personne ne soit épargné par le regard gentiment féroce du réalisateur. À part peut-être ce couple en devenir constitué de la jeune tante des deux gamins et leur voisin qui tente de gagner sa vie en traduisant des notices techniques en anglais. Face à la banalité des petits mots convenus du quotidien pour parler de tout et de rien et qui semblent bloquer toute amorce d'un dialogue véritable (bonjour, bonsoir, quel beau temps aujourd'hui), le film oppose deux réponses possibles : la rébellion silencieuse des enfants agacés devant tant d'ineptie, ou un simple "I love you" lancé à la cantonade et à tout bout de champ par le plus petit des deux gamins, finalement le seul à s'exprimer avec la candeur rafraîchissante qui manque aux adultes.

Effronté, humoristique et charmant : voila un film d'Ozu qui détonne un peu :-)

23 mai 2014

Les concerts gais - Beethoven & Mozart



Un programme très très très classique pour mon premier "concert gai" (une formation orchestrale LGBT-friendly): le 3ème concerto pour piano de Beethoven et la symphonie "Haffner" de Mozart. Très belle exécution, le seul bémol c'est l'acoustique : écouter du classique dans une église ça passe encore pour de la musique de chambre, mais ça donne de la bouillie dès que l'orchestre s'excite un peu.

22 mai 2014

Balanchine/Millepied à l'Opéra Bastille



Le Palais de Cristal: musique de Georges Bizet, chorégraphie de George Balanchine (1947), costumes de Christian Lacroix

Daphnis et Chloé: musique de Maurice Ravel, chorégraphie de Benjamin Millepied (création), scénographie de Daniel Buren

16 mai 2014

Yves Saint-Laurent: une biographie très appliquée du grand couturier, incarné par Pierre Niney. Bien filmé mais peut-être un peu trop sage. Et puis la voix-off... ça devrait être interdit :-)