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19 septembre 2021

13 juin 2014

"Macbeth" à la Maison de la culture du Japon

pièce de William Shakespeare (1606), mise en scène par Mansai Nomura

J'ai adoré cette "hybridation" du théâtre shakespearien et du théâtre japonais qui emprunte au nô et au kyôgen. Avec seulement 5 acteurs et des décors très dépouillés, cette version réduite à l'essentiel de Macbeth est à la fois surprenante, puissante, et drôle (les sorcières sont fabuleuses!). Concernant la mise en scène, des effets de lumière et sonores qui viennent à point nommé empêchent la pièce de sombrer dans l'aridité du nô, ouf ! Et puis entendre Makubesu en japonais, ça a quelque chose de réjouissant :-)

Et ce qui pour moi est la plus belle citation de Macbeth: "Life's but a walking shadow, a poor player that struts and frets his hour upon the stage and then is heard no more: it is a tale told by an idiot, full of sound and fury, signifying nothing." / "La vie n’est qu’une ombre qui passe, un pauvre acteur qui se pavane et s’agite durant son heure sur la scène et qu’ensuite on n’entend plus. C’est une histoire dite par un idiot, pleine de bruit et de fureur, et qui ne signifie rien."

21 février 2014

"Opera@Théâtre nô" à la Maison de la culture du Japon



Deux pièces de l'opéra baroque données par une troupe de théâtre nô japonais: rencontre improbable mais qui fonctionne bien !

Livietta e Tracollo de Jean-Baptiste Pergolèse

Actéon de Marc-Antoine Charpentier

27 octobre 2012

expo "Warai" à la Maison de la culture du Japon

expo sur le thème du rire au Japon, de l'antiquité à la fin de la période Edo. On y retrouve des estampes décalées, des peintures bouddhiques souriantes ou grimaçantes, des animaux amusants ou inquiétants, et une bataille de pets... très premier degré.

Plus de détails sur le site de la maison de la culture du Japon.

25 novembre 2011

"L'homme de cendre" à la Maison de la culture du Japon

C'est un spectacle de danse contemporaine unique et sidérant que nous avons vu là. Créé par le chorégraphe Maro Akaji et sa compagnie Dairakudakan, ce spectacle raconte l'extinction et la renaissance d'une cohorte de personnages qui gravitent autour d'un "homme de cendre". Souvent grotesque et inquiétante quand elle fait penser aux représentations de démons gesticulant dans les estampes de Hokusai, la chorégraphie se fait également drôle et absurde par moments, avec des personnages qui font penser aussi bien à Dragon Ball Z (tortue géniale !) que Zelda.

28 octobre 2011

Danses et musiques des Ryûkyû à la Maison de la culture du Japon

Nous poursuivons notre découverte des danses et chants du Japon grâce à l'excellente programmation de la MCJP. Après avoir découvert le jiuta mai en juin dernier, cette fois ce sont les danses et musiques traditionnelles d'Okinawa qui sont à l'honneur.

Si grosso modo pour nos yeux et nos oreilles non habitués la gestuelle et la musique sont sensiblement les mêmes, ce sont surtout les costumes et le maquillage qui diffèrent : en effet Okinawa, qui était un royaume indépendant jusqu'à la fin du XIXe siècle, a été fortement influencé par ses échanges avec la Chine et l'Asie du Sud-est, et cela se voit dans la profusion de couleurs éclatantes des kimonos des danseurs et danseuses, ainsi que dans leurs accessoires et leurs coiffes.

Au programme: 5 danses, 2 chants, et une pièce de kumiodori (le théâtre chanté et dansé typique d'Okinawa) intitulée "Nidôtekiuchi". Un ravissement.

03 juin 2011

Jiuta-mai par En Kanzaki à la Maison de la culture du Japon

spectacle de danse traditionnelle japonaise.
Le Jiuta-mai dési­gne une danse inti­miste qui s’est déve­lop­pée durant l’époque d’Edo (1603-1868) dans la région de Kyôto et d’Ôsaka. Maître de cet art au rythme lent et à la ges­tuelle épurée, En Kanzaki inter­prète deux piè­ces du réper­toire clas­si­que, accom­pa­gnée au chant par Seikin Tomiyama, Trésor National Vivant.

Deux chorégraphies aux styles très différents ont été présentées : la première s'intitule "Yashima" et relate une bataille très célèbre du XIIe siècle. En Kanzaki interprète tour à tour un simple pêcheur sur sa barque et les samourais qui s'affrontent, avec un éventail pour seul accessoire. Une danse qui penche parfois vers le mime, accompagnée par le chant aigrelet de Seikin Tomiyama, et quelques notes de koto et de shamisen.

La deuxième chorégraphie, intitulée "Yuki" (la neige), est pleine de sensualité et de mélancolie. Alors que la neige tombe, une dame de la cour se lamente du départ de son amant. L'éventail de la première chorégrahie a ici été remplacée par une ombrelle, et le kimono de la danseuse est beaucoup plus féminin.

04 mai 2011

musique de chambre à la Maison de la culture du Japon (2)

une programmation beaucoup plus éclectique que la dernière fois et assez déconcertante, qui passe d'une sonate pour flûte et piano de Mozart à une pièce très contemporaine pour violon et piano de Toru Takemitsu, puis part faire un petit tour du côté des 19e et 20e siècles.

Quelques morceaux enchanteurs de Ravel ("pavane pour une infante défunte"), Fauré ("Élégie") et Debussy (sonate pour violoncelle et piano), et la découverte de compositeurs Japonais contemporains : Toshio Hosokawa et sa "berceuse d'Itsuki", et Tamezo Narita ("Hamabe no uta" / Chant au bord de la mer").

29 avril 2011

musique de chambre à la Maison de la culture du Japon

Très beau concert : sonate pour violon et piano de Janáček, vocalise de Rachmaninov, le final des "Phrygian Gates" de John Adams (interprétation très émouvante du pianiste Jay Gottlieb), le quatuor à cordes n°1 de Ligeti ("métamorphoses nocturnes", tout un programme ;-) ), la rhapsodie pour violon et piano de Bartók, et j'en passe.