Surgie des tréfonds du Moyen-Âge, la légende du vampire prend corps à la fin du XIXe siècle avec Dracula, l'illustre roman de Bram Stoker. Le cinéma émerge au même moment, qui ne tarde pas à s'emparer du mythe naissant pour le nourrir et le décliner avec frénésie et irrévérence. L'exposition Vampires raconte ces deux histoires parallèles, la fascination des cinéastes du monde entier pour cette icône ténébreuse et sexy. Elle montre son pouvoir d'attraction qui a depuis longtemps débordé le strict cadre du cinéma, contaminant la peinture, la photographie, la littérature ou plus récemment la série télé. Elle célèbre le gotha cinéma, Coppola, Christopher Lee, Lugosi, Deneuve, Herzog, Bigelow, Browning, Adjani, Bowie, Pattinson ou Tim Burton, qui depuis un siècle s'est frotté à Dracula. Peuplée d'artistes hantés par son ombre noire (Warhol, Goya, Saint Phalle), riche de centaines d'extraits, elle révèle l'empreinte indélébile posée par le vampire sur cent ans de culture populaire, de Murnau à Twilight, de Dreyer à True Blood.
Affichage des articles dont le libellé est cinematheque. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est cinematheque. Afficher tous les articles
10 novembre 2019
Exposition "Vampires, de Dracula à Buffy" à la Cinémathèque
Surgie des tréfonds du Moyen-Âge, la légende du vampire prend corps à la fin du XIXe siècle avec Dracula, l'illustre roman de Bram Stoker. Le cinéma émerge au même moment, qui ne tarde pas à s'emparer du mythe naissant pour le nourrir et le décliner avec frénésie et irrévérence. L'exposition Vampires raconte ces deux histoires parallèles, la fascination des cinéastes du monde entier pour cette icône ténébreuse et sexy. Elle montre son pouvoir d'attraction qui a depuis longtemps débordé le strict cadre du cinéma, contaminant la peinture, la photographie, la littérature ou plus récemment la série télé. Elle célèbre le gotha cinéma, Coppola, Christopher Lee, Lugosi, Deneuve, Herzog, Bigelow, Browning, Adjani, Bowie, Pattinson ou Tim Burton, qui depuis un siècle s'est frotté à Dracula. Peuplée d'artistes hantés par son ombre noire (Warhol, Goya, Saint Phalle), riche de centaines d'extraits, elle révèle l'empreinte indélébile posée par le vampire sur cent ans de culture populaire, de Murnau à Twilight, de Dreyer à True Blood.
24 mai 2014
お早よう — Bonjour
À l'orée des années 60, deux jeunes gamins font la grève de la parole pour forcer leurs parents à leur acheter une télévision. Quant aux parents justement, entre les pères "absents" car toujours au travail et les mères qui se montent la tête et s'inventent des querelles de voisinage dérisoires, il semble que personne ne soit épargné par le regard gentiment féroce du réalisateur. À part peut-être ce couple en devenir constitué de la jeune tante des deux gamins et leur voisin qui tente de gagner sa vie en traduisant des notices techniques en anglais. Face à la banalité des petits mots convenus du quotidien pour parler de tout et de rien et qui semblent bloquer toute amorce d'un dialogue véritable (bonjour, bonsoir, quel beau temps aujourd'hui), le film oppose deux réponses possibles : la rébellion silencieuse des enfants agacés devant tant d'ineptie, ou un simple "I love you" lancé à la cantonade et à tout bout de champ par le plus petit des deux gamins, finalement le seul à s'exprimer avec la candeur rafraîchissante qui manque aux adultes.
Effronté, humoristique et charmant : voila un film d'Ozu qui détonne un peu :-)
23 avril 2014
秋日和 — Fin d'automne
L'argument du film est tout simple. Trois hommes d'âge mûr – Mamiya, Taguchi et Hirayama – sont réunis pour une cérémonie en mémoire de Miwa, leur ami commun du temps de leurs études. Sa veuve Akiko et sa fille de 24 ans, Ayako sont également présentes. Les trois amis s'accordent sur la beauté des deux femmes et songent à vouloir trouver un mari pour la jeune femme. Ils s'emploient rapidement à lui trouver des prétendants tout en considérant le possible remariage de la jolie veuve...
On retrouve là tous les "marqueurs" du cinéma d'Ozu: les plans en légère contre-plongée, la caméra posée au sol la plupart du temps, une prédilection pour les plans fixes qui s'ancrent dans la durée et qui laissent le temps d'apprécier l'essentiel, c'est-à-dire les relations entre les personnages, et la part d'humanité en chacun d'eux. Film bien de son temps, où Ozu capture subtilement les évolutions de la société. Plus de cinquante ans après son tournage, il est agréable de se plonger dans les années 60 où les choses semblaient plus simples, plus posées, même si le carquan qui pesait sur la société japonaise et en particulier sur les femmes était particulièrement étouffant.
08 juillet 2012
Expo Tim Burton à la cinémathèque
Inscription à :
Articles (Atom)