06 décembre 2005

C'est bon pour ta peau darling

Aaaaah, qu'est-ce que c'est vintage de se laver le matin avec une bassine d'eau chauffée préalablement dans une pov' casserole... Eh non, le chauffe-eau n'est toujours pas réparé.

"Le Cid" à la Comédie Française

Hier soir "Le Cid" de Corneille, à la Comédie-Française. Première fois que nous mettons les pieds dans cet endroit historique. Mise en scène très sobre et efficace, costumes en rouge et noir, et une foison de vers inoubliables ("Ô rage, Ô vieillesse ennemie", "Rodrigue as-tu du cœur", "Va, je ne te hais point", "Nous partîmes cinq-cents, mais par un prompt renfort, nous nous vîmes trois mille en arrivant au port"). Mon seul problème vient de la diction de Rodrigue et Chimène : entre Dany Boon pour l'un et Romane Bohringer pour l'autre, forcément, ça gâche un peu.

04 décembre 2005

Expo Star Wars à La Villette


Captured by an Imperial Soldier, par tiseb

On a finalement réussi à visiter l'expo Star Wars. Pas mal du tout, j'ai beaucoup apprécié les reconstitutions des décors, les maquettes de véhicules, et surtout les mannequins grandeur nature. Dark Vador est super impressionnant, mais mon favori c'est quand même le classique soldat impérial tout blanc.

Harry Potter and the Goblet of Fire

film de Mike Newell (2005)

Comment dire : à la fois c'est bien (super effets spéciaux, quelques bonnes trouvailles), et à la fois c'est pas bien (grosso modo c'est toujours pareil, et les personnages ont des coupes de cheveux trop horribles...). Donc je préfère garder ce que j'ai le plus aimé : les personnages qui entrent dans l'adolescence et commencent à flirter, la noirceur appuyée du film, et comme je le disais plus haut, la quasi-perfection des effets spéciaux.

Une expérience amusante : perdez vos clés !

Sur le coup des 2h du matin, alors que nous étions sur le point de partir du Café Six où nous avions fêté l'anniversaire de Guillaume (le mari shaggadélique de Pink Pussycat), je me rends compte que j'ai perdu les clés de l'appart — panique à bord, fouillage de banquettes, mais point de clés à l'horizon. La mort dans l'âme, nous prenons le Noctambus (I'm no longer a Noctambus virgin), et tout le temps du trajet je rumine, et je suis surtout désemparé, voire vexé que quelqu'un me pique mes clés alors qu'il doit y avoir moins d'une chance sur 10 milliards de retrouver la porte à laquelle elles correspondent dans Paris... Au final, mes clés pendouillaient sur leur clou à la maison, et je dois dire que c'est la première fois dans ma petite vie de control freak que je sortais de chez moi sans m'être assuré une bonne quinzaine de fois que j'avais mes clés sur moi. Je me suis rarement senti aussi con !

03 décembre 2005

Trois petits cochons pendus au plafond

Hier soir nous avons fêté l'anniversaire de Seb (aka Le Glouglou) Aux trois petits cochons, avec Alban, Christophe, et bien entendu Stéphane. Très bonne ambiance et excellent restaurant, que je vous recommande !

01 décembre 2005

De l'utilité (ou pas) de choisir un bon titre

Je me suis rendu compte en consultant mes stats d'accès de novembre que 9 requêtes sur les 13 qui ont mené des internautes sur tiseb.net contenaient le mot "poème", et la plupart l'expression "poème fleurs"... Pas sûr qu'en tombant sur mon compte-rendu de voyage au Japon intitulé le poème des fleurs ils aient trouvé leur bonheur, ou même de quoi agrémenter un bouquet :-)

夏の終り — La fin de l'été

roman de Jakuchô Setouchi [瀬戸内寂聴] (1963). Quelle délicatesse dans ce roman, quelle japonité extrême ! J'ai beaucoup aimé l'écriture sensible de Setouchi, écrivain à succès qui a pris les habits de religieuse bouddhiste au milieu des années 1970. Ici c'est tout simplement le récit d'un "Jules et Jim à Tôkyô", autrement dit le récit d'une liberté douloureuse mais choisie, à une époque où l'émancipation des femmes n'était pas à l'ordre du jour. Plus d'infos sur Setouchi sur shunkin.net.

30 novembre 2005

EDF 1 point

L'électricien est passé ce matin pour vérifier le chauffe-eau, et conformément à sa prédiction, il nous confirme que le problème n'est pas d'ordre électrique. Suite des réjouissances demain, avec la visite du plombier... pour établir un devis.

29 novembre 2005

Tiens, ils l'ont pas déjà jouée il y a cinq minutes celle-là ???

Moi dans ma tête pendant le concert de Coldplay à Bercy. Sinon à part le côté répétitif, très très sympa comme concert !!!

28 novembre 2005

Rhaaa il est 22h45 et je suis encore en train de bosser

Semaine de folie en perspective, avec un maximum de présentations à préparer en un minimum de temps. Ah ça, on m'y reprendra à vouloir jouer les stratèges de la R&D :-)

27 novembre 2005

Pour l'expo Star Wars on repassera

Trop de monde à La Villette pour l'expo Star Wars, on se replie donc vers le Louvre (où nous apprenons que l'expo photo que nous aurions aimé visiter est terminée depuis une semaine...), pour finalement échouer au Musée des Arts Décoratifs où nous regardons des photos de Jean Larivière (belles photos, mais mater des sacs Vuitton dans le désert, bof bof), et une autre exposition dédiée à l'homme paré, qui alterne costumes flamboyants des années renaissance et Empire avec des créations de couturiers contemporains — c'est tellement incongru que ça interpelle. En soirée Gamecube fever avec Nicolas et Guillaume : Mario Kart et Mario Power Tennis c'est trop de la balle !

26 novembre 2005

Robert des noms propres

roman d'Amélie Nothomb (2002). Un roman d'Amélie c'est un peu comme le Beaujolais Nouveau : ça revient tous les ans, ça dure deux jours grand maximum, et c'est pas toujours très bon. Ici la formule est connue : une héroine avec un nom à coucher dehors ("Plectrude"), et une trame évidemment tarabiscotée où la prédestination joue un grand rôle (vive les tragédies classiques !). Le roman se lit en deux heures, et laisse un désagréable goût de pas fini en bouche. J'ai l'impression qu'il ne s'agit que d'une ébauche qui, entre les mains de Donna Tartt, aurait pu donner quelque chose d'extraordinaire. Bah, Amélie Nothomb a dû juger que l'effort était tout juste suffisant pour éviter de redoubler et passer à la classe supérieure.

Deux le matin, rien le soir

Allez j'essaye un nouveau format — deux phrases par jour maximum. Aujourd'hui c'est la fête : le chauffe-eau fait disjoncter le compteur et on doit se laver à l'eau froide tout le week-end...

24 novembre 2005

Pelle Erobreren — 2. Læreår

roman de Martin Andersen Nexø (en danois : Pelle Erobreren, 1907). Deuxième tome : L'apprentissage. Suite des aventures de Pelle, parti à la conquête du vaste monde, mais pas encore arrivé à Copenhague. Le long apprentissage de Pelle sera celui d'un apprenti cordonnier dans une ville qui ne fera rien pour l'accueillir.

16 novembre 2005

富嶽百景 — Cent vues du mont Fuji

recueil de nouvelles de Osamu Dazai [太宰治]. La nouvelle qui donne son titre à ce recueil est Cent vues du mont Fuji, mais elle ne fait pas partie de mes préférées. Deux nouvelles m'ont particulièrement plu : Paysage doré [黄金風景], et Le chien [畜犬談], pour leur aspect cruel et dérisoire. Pour en savoir plus sur Dazai, auteur multi-suicidaire hyper-mega-connu au Japon, rendez-vous sur shunkin.net.

12 novembre 2005

A History of Violence

film de David Cronenberg (2005)

Je m'attendais à mieux, après le concert de louanges qu'a reçu ce film. Quelques passages sont intéressants, notamment la façon dont le fils de Tom réagit face à la violence qui lui est imposée, ainsi qu'à son père. Par contre Viggo Mortensen a l'air particulièrement bête dans certaines scènes, et il n'est pas très convaincant dans le registre du tueur à gages rangé des voitures. Quelques fulgurances gore par-ci par-là, et la classique obsession de Cronenberg pour le sexe et la violence : on est en terrain connu.

10 novembre 2005

The Bell Jar

roman de Sylvia Plath (1963). Une découverte de plus grâce à Nicolas ! Sylvia Plath, poétesse américaine, a rencontré le succès (largement posthume) avec cette histoire racontée à la première personne d'une jeune femme dépressive et hors normes, à l'étroit dans le carcan moral imposé par la société américaine des années cinquante. Ce roman est très bien servi par une belle écriture, mais cela m'a paru un peu daté.

06 novembre 2005

Wallace & Gromit: The Curse of the Were-Rabbit

film de Steve Box et Nick Park (2005)

On retrouve W&G sur grand écran avec plaisir ! La première partie de ce film sert à planter le décor, pour ceux qui ne connaissent pas encore Wallace l'inventeur débonnaire et Gromit, son chien muet et malicieux. Puis l'aventure démarre réellement avec l'apparition d'un immense lapin-garou dévoreur de carottes, qui terrorise tous les villageois. Heureusement, notre duo de bras cassés va tout faire pour que le concours agricole annuel puisse quand même avoir lieu :-)

03 novembre 2005

La vie, passionnément

roman, de Bertrand Delanoë (2004). Gentil, il est gentil ce Bertrand je vous dis. Ferait pas de mal à une mouche, se fâcherait avec personne (même pas avec celui qui l'a poignardé minablement lors de la deuxième Nuit Blanche, mais quand même un peu avec Sarkozy, faut pas exagérer non plus). Alors voilà, Bertrand écrit un bouquin pour dire à tout le monde comment il est fier d'être le maire "des Parisiennes et des Parisiens". À la fois livre bilan et autobio un peu naïve, cette "vie, passionnément" se laisse lire, forcément dans le métro ;-). Quelques passages réussis, lorsque Bertrand Delanoë parle de sa jeunesse à Bizerte et de sa vision du monde. Nettement moins bon lorsque le livre sert de prétexte à citer le nom de tous les collaborateurs du maire, et à glorifier la candidature de Paris aux JO 2012...!