18 octobre 2006

Traité d'athéologie

essai de Michel Onfray (2005)

“ Les trois monothéismes, animés par une même pulsion de mort généalogique, partagent une série de mépris identiques : haine de la raison et de l'intelligence ; haine de la liberté ; haine de tous les livres au nom d'un seul ; haine de la vie ; haine de la sexualité, des femmes et du plaisir ; haine du féminin ; haine des corps, des désirs, des pulsions. En lieu et place de tout cela, judaïsme, christianisme et islam défendent : la foi et la croyance, l'obéissance et la soumission, le goût de la mort et la passion de l'au-delà, l'ange asexué et la chasteté, la virginité et la fidélité monogamique, l'épouse et la mère, l'âme et l'esprit. Autant dire la vie crucifiée et le néant célébré... ”

02 octobre 2006

Placebo à Bercy

Pas mal, quelques morceaux bien pêchus (Special K, Bitter End), mais un manque global d'ambiance au fond de la salle...

23 septembre 2006

16 septembre 2006

Thank You for Smoking

film de Jason Reitman (2005)

The West Wing season 7


The West Wing season 7, par Jo Salmon

Vu le dernier épisode de cette série aujourd'hui. Après Six Feet Under l'an dernier, c'est encore une série d'exception qui se termine.

J'ai adoré la qualité de l'écriture de cette série depuis le premier épisode, l'idéal de démocratie qui transparaît derrière le scénario, et surtout surtout le jeu des acteurs. Martin Sheen (Josiah Bartlet) bien sûr, mais également Allison Janney (C. J. Cregg), John Spencer (Leo McGarry), Janel Moloney (Donna Moss), Bradley Whitford (Josh Lyman), et Richard Schiff (Toby Ziegler).

32, and counting


32, and counting, par tiseb

Tout s'accélère :-)

27 août 2006

風の谷のナウシカ

film de Hayao Miyazaki (Nausicaä de la Vallée du Vent, 1984)

Un classique.

22 août 2006

The Closed Circle

roman de Jonathan Coe (2004)

M'a fait penser à du David Lodge, et j'ai eu du mal à raccrocher aux personnages après "Bienvenue au club".

08 août 2006

Freakonomics

essai de Steven D. Levitt et Stephen J. Dubner (2005). reprendre l'intro du bouquin. Causalité vs. corrélation.

06 août 2006

Ilium

roman de Dan Simmons (2003). La Guerre de Troie, un space opera, et une dissertation sur le thème du génie littéraire... Encore une fois, Dan Simmons a l'art de brouiller les pistes. Ici ce génial créateur d'univers à l'égal de Herbert (lisez Hypérion et La chute d'Hypérion !) nous gratifie encore une fois de son génie visionnaire. Dans Ilium plusieurs trames s'enchevêtrent, de la Grèce antique avec ses héros Achille et Hector favoris des dieux, à la Terre (notre Terre ?) dans 3000 ans, désertée par les post-humains, jusqu'aux confins de notre galaxie où d'étranges machines cybernétiques devisent sur les mérites comparés de Proust et Shakespeare. Et c'est captivant comme jamais !

05 juillet 2006

J'aime ma boîte, elle non plus

essai de Patrick Levy-Waitz et Yves Messarovitch (2006).

« Plus je suis sollicité, plus je donne mon point de vue, plus je me trouve mentalement engagé dans la suite des opérations, plus je cours le risque d'être déçu si ma contribution reste lettre morte, et plus ma motivation baisse. »

« [Les cadres] expérimentent quotidiennement à leurs dépens que même eux, les prétendus nantis de naguère, poussent vainement une sorte de rocher de Sisyphe. On ne leur demande rien moins que de concilier , à longueur de temps, des impératifs contradictoires : "Poursuis les objectifs de ton entreprise, défends ses valeurs, tout en t'apprêtant à être jeté dehors du jour au lendemain..." ; "Surfe sur la vague vertigineuse de l'information, sois au courant de tout et informe tout le monde de ce que tu sais, mais accepte de n'en tirer aucun pouvoir car les décisions se prennent ailleurs, selon un arbitrage de toutes façons motivé par le profit à court terme..." ; "Collecte des données de plus en plus nombreuses et éparses et veille à les restituer à l'organisation toujours plus complexe de l'entreprise, tout en réagissant de plus en plus vite et, si possible, sans jamais te tromper..."

En psychologie, cela s'appelle un double lien, un dilemme créé par deux messages paradoxaux, qui est complètement inhibant parce que totalement insoluble. Et c'est réputé rendre fou... Nul n'est en mesure de répondre à l'injonction d'avancer et de reculer en même temps. »