DSCF0055, par Ianan
FI-NI !!!
Quel flagrant manque de style :-)
Déjà 35h de jeu...!
Ce qui est extraordinaire avec la série des Zelda c'est qu'à chaque fois qu'on croit avoir fini l'aventure, un nouveau rebondissement survient et c'est reparti pour un tour.
Non non, je ne suis pas du tout accro, qu'est-ce qui vous fait dire ça ? ;-)
film de Robert Altman (2006)
Intitulé "en français" The Last Show, ce film raconte la dernière représentation d'un show radiophonique dans le Minnesotta. Film choral, encore une fois dirigé de main de maître par Altman, qui se révèle beaucoup plus émouvant que ce que j'aurais imaginé. Altman baigne son film d'une langueur qui imprègne chaque scène, et cette ambiance colle parfaitement à la musique et aux personnages. Lorsqu'on se laisse aller à ce rythme lent, les personnages, tout excellents qu'ils soient (mention spéciale à Meryl Streep et Lily Tomlin que l'on avait vue en secrétaire du Président des Etats-Unis dans la série The West Wing), s'effacent derrière les chansons country. Et comme dans The Straight Story de Lynch, on se rend compte que derrière la country et le vieux jazz c'est tout simplement la vie qui est exaltée, et la mort qui est petit à petit apprivoisée.
Quel choc ! Écouter la 8e symphonie de Chostakovitch c'était déjà une grande première, mais en plus dirigée par un dieu vivant, Mstislav Rostropovitch lui même, c'est le comble du bonheur. Frissons partout, énorme émotion.
Un tout petit peu moins accroché sur la 10e symphonie (j'avais la tête ailleurs... trop de boulot), mais pour me rattraper je mets ici un extrait du passage le plus marquant de cette symphonie (honteusement piqué sur Finis Africae).
film de Alejandro González Iñárritu (2006)
Le synopsis sur allociné décrit assez bien la situation de départ :
En plein désert marocain, un coup de feu retentit. Il va déclencher toute une série d'événements qui impliqueront un couple de touristes américains au bord du naufrage, deux jeunes marocains auteurs d'un crime accidentel, une nourrice qui voyage illégalement avec deux enfants américains, et une adolescente japonaise rebelle dont le père est recherché par la police à Tokyo. Séparés par leurs cultures et leurs modes de vie, chacun de ces quatre groupes de personnes va cependant connaître une même destinée d'isolement et de douleur...
Ce qu'il ne dit pas, c'est le talent de Iñárritu pour la mise en scène (récompensé cette année à Cannes). Plutôt grave et pessimiste, Babel aurait pu sombrer dans l'excès, mais grâce à la sobriété de la direction d'acteurs (Brad Pitt a rarement été aussi bon !), et surtout à un sens du montage vraiment aigü, ce film dense et bien mené est une réussite. Mention spéciale à Rinko Kikuchi (une découverte) qui joue le rôle la jeune japonaise sourde et muette et qui transcende toutes les scènes où elle apparaît.
film de Woody Allen (2006)
Amusante comédie londonienne, où l'on retrouve Scarlett Johansson, mon actrice préférée du moment mais que l'on voit un peu trop à l'affiche (fais-toi plus rare Scarlett !). Pas au niveau de Match Point, mais on passe un moment agréable. Et puis je ne savais pas que Hugh Jackman, qui a un petit air de Francis Huster quand il ne joue pas les Wolverine barbus et énervés, pouvait être aussi séduisant !
film de Stephen Frears (2006)
Un portrait de la Reine d'Angleterre, focalisé sur la semaine qui s'est écoulée entre la mort de la princesse Diana et son enterrement. C'est l'occasion pour Helen Mirren de laisser éclater son talent d'actrice en incarnant cette Reine élevée à l'ancienne, réservée, qui en bonne Anglaise garde ses émotions cachées du public et de son entourage. C'est aussi un fascinant portrait de la famille royale britannique, et de ce jeune et fringuant premier ministre tout juste entré en fonction au moment du drame, un certain Tony Blair, joué de manière hyper convaincante par Michael Sheen (il avait déjà joué Tony Blair dans une série télé britannique en 2003). La rencontre de deux mondes, le basculement des valeurs, une monarchie vacillante qui ne se rend compte que trop tard que son attitude l'isole du peuple, bref un maximum de sujets et de niveaux de lecture magnifiquement servis par une mise en scène sobre, et un script brillant.
“ Les trois monothéismes, animés par une même pulsion de mort généalogique, partagent une série de mépris identiques : haine de la raison et de l'intelligence ; haine de la liberté ; haine de tous les livres au nom d'un seul ; haine de la vie ; haine de la sexualité, des femmes et du plaisir ; haine du féminin ; haine des corps, des désirs, des pulsions. En lieu et place de tout cela, judaïsme, christianisme et islam défendent : la foi et la croyance, l'obéissance et la soumission, le goût de la mort et la passion de l'au-delà, l'ange asexué et la chasteté, la virginité et la fidélité monogamique, l'épouse et la mère, l'âme et l'esprit. Autant dire la vie crucifiée et le néant célébré... ”
Pas mal, quelques morceaux bien pêchus (Special K, Bitter End), mais un manque global d'ambiance au fond de la salle...